
Zhaunil, au coeur de la cité drow Survivrez-vous au coeur de l'OmbreTerre au milieu du chaotique peuple des elfes noirs? |
| | | 66ème pièce du puzzle de ma vengeance [libre] | |
| |
| Auteur | Message |
|---|
Arkaos Arkhenneld ¤Apprenti Combattant Endurci¤

Nombre de messages: 356 Niveau:: 30 Date d'inscription: 15/12/2006
Feuille de perso Voie: Voie du Guerrier PV:
   (36/36) Exp.:
   (129/300)
 | Sujet: 66ème pièce du puzzle de ma vengeance [libre] Mer 25 Fév - 23:53 | |
| Arkaos se mordit la langue, pensif, alors que ses longs doigts fins couraient sur le verre de sa boisson. De la où il se trouvait, il pouvait voir une bonne partie de la salle sans avoir à se tordre ostensiblement le cou, exception faite du coin du fond dont ce qu'il qualifierait de paravent offrait une barrière dérisoire pour une intimité illusoire en ces lieux.. Le ventre de l'Araignée, son ambiance feutrée, ses tords boyaux, ses jeux, ses coups faciles,.. Un instant, les prunelles rougeoyantes du jeune drow se perdirent dans les flammes magiques qui dansaient au centre de la pièce en un savant mélange de pourpre et de violacé. Un luxe pour une taverne des bas quartiers que beaucoup d'habitués ne remarquaient même plus. Au grès des flammes virevoltaient les tenants, aboutissements et calculs d'un plan de vengeance comme il n'avait jamais eut besoin d'en esquisser avant ce jour... Et si les premiers fils avaient été tirés d'une main hésitante, il avait rapidement pris goût au jeu, appréciant à leurs justes valeurs obstacles et intermédiaires réticents, pour tisser une toile solide dans laquelle cet iblith ne pourrait manquer de s'engluer... Mais ces derniers cycles, son impatience s'en était allée grandissante et il devait se faire fureur pour n'en pas bâcler la fin, son impétuosité et son impatience ne s'étaient que trop souvent jouer de lui. Le ventre de l'Araignée, son marché noir, ses intrigues.. Nul autre lieu n'aurait mieux servit ses desseins ce soir. Délaissant l'âtre et ses danseuses envoûtantes, Arkaos s'initia au calme, inspirant lentement à plusieurs reprises alors qu'il ne put empêcher ses jointures de se manifester en un craquement sinistre. 3 cycles. Cela faisait maintenant 3 cycles qu'il venait ici chaque soir et ce cycle plus tôt encore qu'à l'ordinaire. Et la patience n'était indéniablement pas la plus grande de ses nombreuses qualités. Surtout qu'il s'était surprit à se montrer tatillon, perfectionniste même. S'il s'interdisait à faire n'importe quoi, il n'allait certainement pas prendre n'importe qui. D'un geste vif, Arkaos s'empara de sa chope grotesque mais solide -à croire que la tavernière avait usée assez de verre à ses humeurs pour lui faire encore l'honneur d'une de ses rares coupes de cristal- refusant de s'attarder sur son poids trop léger et son absence manifeste de contenu, pour porter ce dernier à ses lèvres avant de se rendre à l'évidence. Dans un énième soupire, le jeune drow se retourna contre le comptoir qui lui servait jusqu'alors d'inconfortable dossier, pour chercher du regard la solution à son problème... Lillith.. Depuis combien de temps venait il ici ? Plus de 5 année mais moins d'une décennie. Et s'il en était venu à -presque- apprécier -soyons sincère, restons drow- la tavernière, elle avait ce il-ne-savait-quoi qui le dérangeait toujours.. comme si,.. tout ceci n'était qu'un rôle de plus pour elle. Impression fugace qui le saisit une nouvelle fois comme au premier jour où il se mit à l'observer véritablement. Intuition stupide : qui, ici, est ce qu'il montre et prétend ? Lui même n'avait ni l'allure ni le vêtement du noble qu'il était. Nul insigne, nul broderie : un piwafi de qualité tout juste moyenne qui avait sans doute connu de bien meilleurs jours, des bottes souples qui avait maintenant presque autant d'égratignures et cicatrices que son propre dos, quant au reste, rien qui attirait ni l'œil ni l'envie. Un instant, l'Arkhenneld en ressentit presque comme un étrange mélange d'agacement honteux et de mépris. Presque. A l'instar de son impétuosité arrogante, cette tenue avait fait ses preuves, et dans bien des domaines..Il ne lui en demandait pas plus, du moins, pour l'instant. Levant sa choppe, il laissa négligemment tomber sa tête sur son avant bas qu'il avait adossé au comptoir. C'était ce soir ou jamais. Il ne pourrait se permettre de prendre le risque de s'échapper de nouveau de l'académie pour venir traîner ici et moins encore de si bonne heure.. Par la 6ème patte de la Déesse, il s'en était fallut de peu ce soir... Et par les enfers mieux valait qu'il ne pense pas aux corvées qui lui restait encore à exécuter avant que Narbondel n'illumine l'aurore !! Il perçut plus qu'il ne vit, un geste vif et rapide se diriger vers sa chope vide et offerte, mais avant que Lillith eut raison de sa boisson, il la retira vivement, relevant alors la tête en un demi sourire en coin que dissimulait quelques mèches d'un blanc laiteux. Doucement, il se redressa, une lueur assurée et impétueuse dansait au fond de ces prunelles d'un rouge sang tandis que les dernières pièces s'assemblaient dans son esprit. « Hum... Je vais avoir besoin de tes services, Lillith..et plus particulièrement, » *il acheva de se redresser tout à fait pour se penser légèrement vers la drow et achever sa phrase en un murmure* « de ton.. habileté.. »
Cela dit, il lui tendit sa choppe en un regard entendu avant de lui offrir l'un de ses plus beaux sourire, un brin carnassier certes, m'enfin, on ne se refait pas.. [Jet de séduction de la Lillith XD]_________________ 
Dernière édition par Arkaos Arkhenneld le Jeu 26 Fév - 13:39, édité 5 fois |
|  | | ¤Maître Des Dés¤

Nombre de messages: 16777215 Date d'inscription: 19/01/2007
 | Sujet: Re: 66ème pièce du puzzle de ma vengeance [libre] Mer 25 Fév - 23:54 | |
| Le membre ' Arkaos Arkhenneld' a effectué l'action suivante : Dés du DestinJet de séduction :  |
|  | | Welverin

Nombre de messages: 23 Date d'inscription: 17/02/2009
 | Sujet: Re: 66ème pièce du puzzle de ma vengeance [libre] Jeu 26 Fév - 10:18 | |
| Welverin entra dans la taverne, s’écartant aussitôt de l’entrée en faisant un pas de coté, comme l’aurait fait un danseur exécutant une chorégraphie bien apprise. Son entrée n’avait rien de celle d’un conquérant ; quelqu’un qui l’aurait observé en cet instant aurait plutôt songé à un éclaireur en maraude dans un endroit hostile. Grand pour un drow, il était drapé dans un piwafi sombre et usé. Usé était le cuir de ses bottes, ainsi que celui des deux fourreaux qui battaient ses flancs ; le reste de sa tenue était à l’avenant : vêtements sombres pour se fondre dans les ombres, vêtements de qualité mais usés, presque élimés. Sa chevelure d’une blancheur laiteuse tombait en mèches peu soignées plus bas que ses épaules ; ses yeux d’une lactescence d’aveugle découvraient les lieux et ses occupants… Le drow avait tout du spadassin ou du brigand en quête de fortune.
La lumière, tamisée et propice aux ambiances feutrées, provenait de quelques bougies et d’un grand et magique feu central. Certaines des ombres mouvantes qui naissaient du feu semblaient se tordre et s’accrocher à la cicatrice qui barrait le visage du nouveau venu et retroussait sa bouche dans un rictus qui pouvait aussi bien être un sourire mauvais, narquois, que le signe d’une certaine souffrance intérieure.
Quelques exclamations discrètes provenaient d’un coin de la taverne ou semblait-il, se déroulait un jeu qui captivait l’attention de bon nombre de convives. Jetant un coup d’œil au mobilier, Welverin haussa un sourcil.
« Remarquable », se dit-il, « Du bois… Quel étalage de richesses… Rien à voir avec la fosse à immondices qui entoure cette taverne »
Sans reconnaître l’essence, Welverin en savait suffisamment pour se douter que cette matière avait été importée à grands frais du monde de la Surface. Surprenant pour une taverne qui se trouvait dans un des quartiers les plus crasseux de Menzoberranzan. Un tel contraste. Un message limpide, affiché à la vue de tous. Ce lieu était bien plus qu’une simple taverne de bas étage, et les rumeurs qui avaient menées le drow jusqu’au « Ventre de l’Araignée » semblaient en partie fondées.
Un coup d’œil vers les occupants de la pièce confirma cette dernière pensée : en sus des tissus et cuirs grossiers que portaient la majorité des clients, et que l’on pouvait attendre dans un tel lieu des bas quartiers, soies précieuses, cuirs fins, mousselines vaporeuses, satins brillants et manteaux soignés drapaient certains des occupants de la pièce.
Un sourire dévoila les dents blanches de Welverin : des nobles ou des marchands aux sens blasés venus s’encanailler auprès des gueux, songeait-il. Une bouffée de haine envahit son esprit, une haine toute entière tournée vers les membres de sa race, une haine froide, délicieuse, qu’il savoura comme un ichor capiteux. Avec une soif presque insupportable, il commença à scruter un à un les membres mâles de cette assemblée, comparant mentalement les visages d’obsidienne polie à celui qui occupait sa mémoire.
« Où te caches tu, Solaufein », murmura t-il en esprit.
Comme un aimant, son regard fut de nouveau attiré par l’immense pièce en bois d’un seul tenant, le comptoir. Immédiatement, il remarqua la silhouette d’un mâle, vêtu comme lui d’habits pratiques et fonctionnels. Ne portant nul insigne de maisonnée. Soit un apatride, comme lui, soit un drow en train de mener discrètement ses « affaires »… Espion, assassin, quelque autre jeu perfide ? Les possibilités ne manquaient pas dans cette société délicate qu’était celle des drows. Dans tous les cas, une personne que la prudence recommandait d’éviter. Oui, cet endroit était probablement un nid de vipères de la pire espèce, et la simple prudence recommandait qu’un étranger comme lui tourne immédiatement les talons. D’autant que son accent de Ched Nasad serait immédiatement détecté comme tel dès qu’il ouvrirait la bouche.
Le jeune drow, malgré son malaise, se déplaça comme un courant d’air d’une démarche souple et agile, et alla s’installer au comptoir, adossé au mur (prudence oblige), dans le recoin le plus éloigné du feu. Il allait commander une boisson, lorsqu’il vit l’autre spadassin apostropher la tenancière. N’ayant nullement envie de provoquer quelque incident, ni de donner l’impression d’épier les conversations, il se contenta d’attendre que vienne son tour, en continuant d’examiner les occupants de la taverne. |
|  | | Lillith

Nombre de messages: 63 Age: 38 Date d'inscription: 11/09/2008
Feuille de perso Voie: Voie du Roublard PV:
   (20/20) Exp.:
   (54/150)
 | Sujet: Re: 66ème pièce du puzzle de ma vengeance [libre] Sam 28 Fév - 14:19 | |
| Arkaos. Arkaos Arkhenneld. Quel étrange personnage faisait il! Sept années s'était écoulées exactement depuis ses premiers pas dans la taverne et ce drow restait une énigme aux yeux, enfin à l'œil de Lillith. On pouvait dire qu'Arkaos et Lillith s'entendaient comme chien et chat, tantôt jouant sur le plan de la séduction sans jamais passer dans le concret, tantôt se manger le nez à la limite d'en venir aux mains. Mais une chose était sûr, ces deux la, ce respectaient énormément. Ce soir là, le drow semblait préoccupé. Lillith allait s'enquérir de se qui ennuyait son "ami" et le resservir quand celui ci se décida enfin à manifester son état d'esprit. Voici qu'il titillait la curiosité de la tenancière. - Un service! J'aime quand tu me parle ainsi Arkaos!Lillith comme toutes drows, aimait séduire, ainsi elle passa une main dans le coup du drow et avança son visage si près du sien, que leurs lèvres se touchaient presque. Et d'une voix susurrante. - Tu sais que je ne peux rien te refuser. Mais ça attendra que je m'occupe du nouveau venu.Se redressant, elle alla accueillir le drow qui s'installait au comptoir. De sa voix chaude et de son sourire carnassier, elle le salua. - Vendui messire dans mon humble demeure! Que puis je pour vous êtes agréable?_________________ Khaless Nau Uss Mzild Taga DosstanUn monde qui n’inclurait pas l’utopie n’est pas digne d’un regard, car elle écarte le seul pays auquel l'humanité sans cesse aborde. |
|  | | Welverin

Nombre de messages: 23 Date d'inscription: 17/02/2009
 | Sujet: Re: 66ème pièce du puzzle de ma vengeance [libre] Mar 3 Mar - 1:34 | |
| Le tour de Welverin vint plus vite qu’il ne s’y était attendu… La tenancière, une drow défigurée par une balafre, lui demanda avec une certaine courtoisie ce qu’il désirait. Les yeux de Welverin, dont l’iridescence argentée captait des reflets de l’étrange feu magique qui ornait le centre de la pièce, s’attardèrent un instant sur la balafre, puis sur le sourire carnassier de la tenancière… Un sourire de prédateur, le même sourire qui avait fendu le visage du jeune drow, presque un gamin qui avait chuchoté quelque chose à la femelle. Si ce sourire s’était sans doute voulu avenant, il eut un tout autre effet sur Welverin, à moins que la combinaison de ce sourire et de la balafre ne soient à l’origine du léger mouvement de recul qu’il effectua. Il se ravisa, car dans une société ou les malformations valaient aux nouveaux nés d’être sacrifiés à la déesse araignée, les mutilations qui ne manquaient pas de survenir au cours d’une existence brutale étaient à l’origine, le plus souvent, des pires humiliations… Et le mouvement de recul de Welverin, certes spontané, pouvait fort bien être interprété comme une insulte grossière, sans aucune subtilité. « Pas la meilleure façon de traiter avec des femelles, aussi roturières soient-elles. Bah ! », songea donc Welverin l’étranger. D’un ton rauque, comme quelqu’un qui n’aurait pas parlé depuis longtemps, ou bien qui aurait passé le dernier cycle à hurler sous les lueurs de Narbondel (chose des plus improbables, tout citoyen de Menzo en conviendrait), Welverin répondit : « Un verre de vin pour commencer ».Une voix rauque, donc, pour une réponse assez laconique. Pas de salamalecs, pas de fausse courtoisie. Comme on pouvait s’y attendre d’un gueux, d’un rustre ou d’un spadassin de bas étage. Où les trois à la fois. Il sortit un foulard qui enveloppait une cordelette de cuir, sur laquelle étaient enfilées des pièces de monnaies… Ce qui, en soit, identifiait Welverin comme ayant séjourné à Sshamath, car c’était là-bas la coutume de transporter ainsi les pièces, plutôt que dans une bourse. Il poussa les pièces sur le comptoir en direction de la tenancière. Ce faisant, il englobait dans son champ de vision la tenancière, le gamin (à ses yeux) drow, et une bonne partie de la salle. Comme si il s’attendait à ce qu’à tout moment une rixe éclate. |
|  | | Lillith

Nombre de messages: 63 Age: 38 Date d'inscription: 11/09/2008
Feuille de perso Voie: Voie du Roublard PV:
   (20/20) Exp.:
   (54/150)
 | Sujet: Re: 66ème pièce du puzzle de ma vengeance [libre] Mar 3 Mar - 14:07 | |
| Lillith acquiesça d'un geste de la tête la demande du client et se retourna pour le servir. Elle était assez habituée à sa clientèle et Wilverin n'en faisait pas partie, de plus, sa "bourse" était typique de la cité des magiciens de Sshamath. Ce drow devait être de passage en Mezo et côtoyer le bazar laissait à penser qu'il préférait rester discret. Tout en le servant, toujours avec courtoisie, elle enchaîna. - Comment va la cité des mages? Cela fait bien longtemps que je n'y ais pas mis les pieds pour commercer quelques objets magiques! De plus si Narbondel est impressionnante, elle n'est rien à comparer de votre Z'oor'batjth! Bon je suis ravie de vous compter comme nouveau client mais je vais vous laisser profiter de ce vin calmement.Lillith laissa Wilverin savourer son verre et retourna au près d'Arkaos pour terminer son entretien énigmatique qui aiguisait sa curiosité. _________________ Khaless Nau Uss Mzild Taga DosstanUn monde qui n’inclurait pas l’utopie n’est pas digne d’un regard, car elle écarte le seul pays auquel l'humanité sans cesse aborde. |
|  | | Arkaos Arkhenneld ¤Apprenti Combattant Endurci¤

Nombre de messages: 356 Niveau:: 30 Date d'inscription: 15/12/2006
Feuille de perso Voie: Voie du Guerrier PV:
   (36/36) Exp.:
   (129/300)
 | Sujet: Re: 66ème pièce du puzzle de ma vengeance [libre] Mer 4 Mar - 9:41 | |
| Leurs lèvres ne se trouvaient plus qu'à quelques centimètres l'une de l'autre. Un geste, vif, et elles seraient siennes, ces lèvres... Mais il n'en fit rien, sachant pertinemment où tout cela le mènerait. Je te veux, moi non plus. Un jeu qu'il affectionnait tout particulièrement, mais un jeu pour lequel il avait rarement trouvé si bon et cruel -car ce jeu n'est parfois rien de plus qu'une douce et cruelle torture..- adversaire que cette femelle mystérieuse tout autant capable de cynisme et faux semblant qu'elle n'était habile un poignard en main. Rien lui refuser ? Étonnant pour qui s'était refuser à lui tant et tant qu'il en avait perdu le compte.. n'est ce pas ? Arkaos se surprit à sourire pour lui même. Où comment lui rappeler qu'elle n'en ferrait de toute manière que comme bon lui plairait et qu'elle ne lui rendrait ce "service" que si elle avait, sinon à y gagner, au moins rien à y perdre. Arkaos suivit la Dame du regard qui s'en allait servir au dit nouveau venu, tout autant sa courtoisie que son caractère entier et joueur en un sourire un brin... carnassier. D'ordinaire, si cette rangée de dents blanches poussaient un tant soit peu à la prudence les plus malins, il n'avait encore jamais vu ce sourire arrêter quiconque et il n'était pas rare que ne s'ensuive quelques tentatives d'approche plus ou moins subtiles.. Tentatives bien souvent ridicule voir grotesque mais Lillith, en bonne maîtresse de son commerce, semblait mettre un point d'honneur à leur offrir à tous l'un de ses sourires, quelques mots de conversation, voir même à user de ses charmes et ceux, même pour les moins méritant. "L'Art et la manière de conserver clientèle fidèle et commerce prestigieux, Arkaos.. tout un Art..." Le jeune drow se mit à observer discrètement le dit client. Nouveau venu.. Lillith n'avait fait que confirmer ce qu'il devinait instinctivement : ce drow n'était pas d'ici. Un bon point pour lui d'après les affaires du jeune Arkaos. Un autre de part les deux fourreaux liés à sa taille qu'il avait mécaniquement noté lorsque ce dernier s'était assit non loin de lui. De part l'état de ses fourreaux comme du reste de son vêtement, deux possibilités : le drow était mercenaire et avait vendu ses services à l'une des nombreuses caravane marchande de la cité ou encore il n'était qu'un habile voleur du Braeryn* qui aurait détroussé l'un de ces mercenaires -où son cadavre- et aurait profiter de sa nouvelle allure pour venir flâner en des lieux plus doux. La première solution restait néanmoins la plus probable, en plus d'avoir la préférence d'Arkaos. Car s'il était véritablement mercenaire alloué à une caravane, il est bien d'autres tavernes qui l'auraient accueillit et ce, en des lieux plus favorables. Le choix des quartiers pauvres ne pouvaient être dut au seul hasard. Si ce drow ne recherchait pas simplement une discrète tranquillité, il devait rechercher du boulot. Et rechercher du boulot ici signifiait clairement être peu regardant du pourquoi comme du comment -ainsi que de l'employeur- tant que sonnaient les pièces sur sa ficelle de cuir. Un drow, étrangers mercenaire et qui recherchait du boulot qui plus est ! Maintenant, il ne restait plus qu'à savoir ce que valait ce dernier.. C'était en cela qu'il avait besoin des services de la Tavernière, du moins pour commencer. Et s'il parvenait à la convaincre, alors se serait à lui, qu'il devrait personnellement faire valoir son savoir faire. Une petite voix en lui sembla rire un instant de son perfectionniste : presque tous ici serait capable de faire le boulot. Peut être. Mais lui voulait qu'il soit parfaitement exécuté, cela ne le dérangeait déjà que trop d'avoir à déléguer une partie de son plaisir et de sa vengeance à un autre, comprenez donc qu'il ne pourrait s'agir du premier venu. Lorsque Lillith revint vers lui, Arkaos posa sa lourde choppe -toujours désespérément vide..- sur le comptoir tel telle manière à ce que cette dernière cacha ses mains aux yeux du nouveau si celui ci avait l'audace de les espionner. Après quoi, ses mains se mirent à s'agiter discrètement à l'abri de tout autre regard que celui de la maîtresse de maison : Arkaos usant du langage silencieux des elfes noirs pour communiquer. Un langage que tout noble apprenait avant même de savoir léviter et maîtrisait parfaitement au point de pouvoir parfaitement converser par ce biais. Les gueux en revanches n'en avait que connaissance, et pour quelques rares d'entre eux, de vagues notions. Aussi avait il été fort étonné de voir ce savoir -et parfaitement maîtrisé qui plus est- entre les mains de la tavernière, qui n'était pour lui qu'une gueux qui avait sut tirer son épingle du jeu. L'aurait elle apprit en observant simplement ces quelques rares clients nobles ? Impossible ! Non, plus probablement elle aurait apprit ce complexe langage auprès d'un noble qui se serait acoquiné de ses charmes.. Mais aller savoir pourquoi, l'image d'un mâle drow, donnant la leçon à une femelle même gueuse, tel que Lillith avait bien du mal à se teinté des couleurs de la vérité dans l'esprit du jeune Arkaos. Mais insister davantage ne lui avait attirer que de bien sombres regards.. Soit, chacun ses secrets, la Dame n'en était ainsi que plus attrayante et à dire vrai, Arkaos n'eut jamais à s'en plaindre.. -Teste donc les réflexes de ton nouveau client, si tu veux bien.. chaise qui tombe, verre qui te glisse des mains et j'en passe, je veux voir à l'œuvre les preuve de son habileté, de ses réflexes et de son sang froid. [*=qui abrite les drow tombés en disgrâce et les étrangers sans importance. Dans n'importe quelle ville, serait considéré comme un quartier chaud et à risque]_________________ 
Dernière édition par Arkaos Arkhenneld le Mer 4 Mar - 11:05, édité 2 fois |
|  | | Welverin

Nombre de messages: 23 Date d'inscription: 17/02/2009
 | Sujet: Re: 66ème pièce du puzzle de ma vengeance [libre] Mer 4 Mar - 15:57 | |
| La tenancière servit son verre à Welverin ; celui-ci constata que sous des dehors courtois, et avec l’air de faire la conversation, la borgne avait noté qu’il était sans doute passé par Sshamath. Mais faisait-elle la conversation, ou bien essayait-elle de le sonder ? A la question de savoir si la Cité des Sombres Tissages se portait bien, le drow se contenta de répondre paraphrasant un adage de Sshamath :
« Les Sombres Toiles capturent toujours plus que les pensées », dit-il presque dans un murmure.
Puis il leva son verre de vin en un silencieux hommage à la tenancière, avant de tremper ses lèvres dans le breuvage. Ce faisant, il inspira, s’imprégnant de l’odeur et appréciant ce luxe comme seul peut l’apprécier quelqu’un qui a longtemps été privé d’une telle boisson… Nombreuses avaient été les années passées dans les tunnels de l’Ombreterre, et Welverin avait dû se contenter en ces temps de disette d’eau de roche. Nombreuses avaient été les heures ou il avait rêvé pouvoir profiter d’un tel instant !
Cependant, des années de conditionnement avaient fait leur œuvre : même en cet instant, il était incapable de se détendre parfaitement. Comme beaucoup de ses congénères, il vivait dans une constante paranoïa, la peur de tomber dans quelque traquenard, d’être la proie de quelqu’un d’autre. Cette tension qui l’habitait pouvait se lire, pour une personne observatrice et douée d’empathie, dans la tension qui habitait ses épaules, dans son regard fureteur, aux aguets, dans son attitude de fausse nonchalance évoquant celle d’un félin prêt à bondir. Lui-même n’était pas conscient de cette tension permanente qui l’habitait, et qui sans doute contribuait à le faire paraître un peu plus vieux, usé, que ce qu’il était réellement. C’était pour lui son mode de vie, et ce mode de vie lui avait plus d’une fois sauvé l'existence.
Il reposa son verre et, tandis que la femelle retournait vers ce qui semblait être un habitué des lieux, Welverin se replongea dans une morne et mélancolique songerie. Que resterait-il de celui qui avait partagé la couche de Silleeane, lorsque prendrait fin sa quête, si jamais elle se terminait un jour ? Il avait l’impression que toute son existence tournait désormais autour de sa vengeance. Le visage de Solaufein hantait ses rêves, alors que celui de Silleeane disparaissait peu à peu dans les brumes de son souvenir. C’était là une pensée qui provoquait un profond dégoût de lui-même : comment pouvait-il oublier peu à peu le seul être qu’il avait aimé, alors que l’objet de sa Haine demeurait si présent dans son esprit ? C’était comme si cette Haine qui l’habitait consumait peu à peu l’être qu’il avait été et en façonnait un nouveau, un lent travail, comme le goutte à goutte d’un court d’eau souterrain façonnant peu à peu une stalactite. Un croc. Bientôt il ne subsisterait de lui qu’une pierre tranchante, animée par la haine. Oui, Welverin se détestait autant qu’il détestait les autres membres de sa race.
Puis son regard se porta sur les occupants de la salle. Au bout d’un moment, il comprit que ceux qui jouaient là-bas, dans ce coin d’où lui étaient parvenues quelques exclamations étouffées, participaient apparemment à un tournoi de sava. Un jeu pour lequel il n’avait guère d’affinités, même si de nombreux membres des Lames Jumelles s’adonnaient à ce passe-temps. Lui préférait les ombres et le jeu des épées, il en avait toujours été ainsi. |
|  | | Lillith

Nombre de messages: 63 Age: 38 Date d'inscription: 11/09/2008
Feuille de perso Voie: Voie du Roublard PV:
   (20/20) Exp.:
   (54/150)
 | Sujet: Re: 66ème pièce du puzzle de ma vengeance [libre] Ven 6 Mar - 15:48 | |
| Lillith regarda attentivement les mouvements complexes et déliés que façonnaient les mains habiles d'Arkaos. La phrase qu'il venait de construire laissa la tavernière quelque peu perplexe et laissa sa surprise s'exprimer. - Quoi! Tu veux que je... S'apercevant de sa bévu, elle enchaîna dans le langage des signes drows. - Tu viens là, me faire saliver avec un soit disant service à me demander tout en flattant mon habilité et tu veux que je test les réflexes de ce ... ce mercenaire?! Tu te fout de moi, Arkaos! Les mains de Lillith tremblaient légèrement et ses mouvements quelque peu saccadés et rapides donnaient l'intonation à la phrase muette. La jabress fit volte face et s'éloigna dans la salle à la recherche d'une table à débarasser afin de calmer son irritation. Comment Arkaos, connaissant la drow comme il était sencé la connaitre, pouvait lui demander une chose pareille sans risquer de la mettre dans un état pareil. Se jouait il d'elle dans un but précis, ou voulait il se venger de quelques désagréments qu'elle lui aurait fait subir dans le passé? Lloth seulle le savait. Quoiqu'il en soit, après avoir débarassé deux tables, dont une encore occupée, la drow se dirigea vers Arkaos et se planta devant lui. Son oeil unique brillait d'un éclat assassin et cherchait une fois de plus à essayer de comprendre la nature de son "ami". Posant sur le comptoir les verres et assiettes débarrassés, elle garda néanmoins en main une chope à moitié pleine retirée à la table occupée et lui tendit. - Tiens! avale ça et étouffe toi avec! fit elle avec un air pince sans rire. Puis elle enchaina en langage des signes. - Je vais le faire, mais sache que c'est la dernière fois que tu me prends pour ce que je ne suis pas. Admire l'artiste et prends des notes. Elle récupéra sa vaisselle et fit le tour du comptoir. A moins d'un mètre de Wilverin qui semblait plongé dans ses pensées elle se prit les pieds dans un tabouret et fit mine de choire sur le sol. Elle espérait que Welverin aurait la présence d'esprit et la courtoisie de la rattraper avant qu'elle ne s'étale au sol. Un ptit jet de bluff sur notre ami Wel! 1D100! _________________ Khaless Nau Uss Mzild Taga DosstanUn monde qui n’inclurait pas l’utopie n’est pas digne d’un regard, car elle écarte le seul pays auquel l'humanité sans cesse aborde.
Dernière édition par Lillith le Ven 6 Mar - 17:31, édité 1 fois |
|  | | ¤Maître Des Dés¤

Nombre de messages: 16777215 Date d'inscription: 19/01/2007
 | Sujet: Re: 66ème pièce du puzzle de ma vengeance [libre] Ven 6 Mar - 15:48 | |
| Le membre ' Lillith' a effectué l'action suivante : Dés du Destin#1 'Dé dix' : #1 Résultat :   |
|  | | | | 66ème pièce du puzzle de ma vengeance [libre] | |
|
| Page 1 sur 2 | Aller à la page : 1, 2  |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|